Le graveur

Il promena ses yeux sur la mer sur les champs,
Il caressa des mains le squelette des arbres,
Puis le vent, le ruisseau, l’éprirent en leurs chants
Et graver il voulut la fuite dans le marbre.

Tout entrait, croyait-il, au cœur de ses pensers ;
Le filtre de ses sens lui offrait la présence.
Il suffirait du signe, en multiples essais,
Pour réduire à zéro l’horizon de l’absence.

Il inventa le temps, distribuant les âges,
Et crut l’événement plier à son récit,
Afin que la mémoire assigne les passages.

L’infini l’effrayant, il déclara le nombre !
Et son roman l’enferme en registres précis
Pour fixer la lumière au plus profond de l’ombre.




Ecrit par JIM
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