Inaltérable

Que se fanent les fleurs que les feuilles roussissent
Et que devienne fleuve au bord du précipice
La source insouciante où le soleil se mire
Que contre ton éclat toutes ombres conspirent

Que s'acharne le vent à tourner les moulins
Et que tous les chacals se croient bien plus malins
Que la vaillante nymphe enfin née papillon
Quand même fleur très lentement nous effeuillons

Les yeux suivant l'orbe du ciel jusqu'à plonger
Derrière le rideau où la mer allongée
Dans ses lombes retient dans ses limbes cette heure
Qui ne sait en finir en finir d'effacer
Ce nœud ce cœur que nul tourment ne peut casser
Quand passe la jeunesse et ta beauté demeure.


© Anima

Ecrit par Jim
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