Un hôte silencieux



C'est d'abord le ciel vaste et l'étreinte du vent,
Puis le galbe des champs, le pas long du silence,
Ensuite un chemin fou qui musarde et s'élance,
Enfin c'est l'arbre, seul, majestueux, puissant.

Il offre de son ombre à l'herbe d'alentour
La sereine fraîcheur et la senteur subtile.
Ses branches déployées sont une arche, un asile,
Pour les nids qui naîtront des parades d'amour.

Le promeneur, passant de colline en vallon,
Remarque au pied du tronc l'étrange boursouflure
Où sans crainte il s'assied pour goûter le murmure
Qui monte de la terre, intangible et profond.








Ecrit par Ombrefeuille
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