Ophélie

Sur le pâle étang se promène une ombre
Depuis tant de temps dans les journées sombres,
A-t-elle laissé avec les regrets
Dans son abandon, son frêle reflet ?

Le long des sentiers, a-t-elle entendu,
Une voix brisée venue de l'aurore
Chuchoter, furtive, un air inconnu
Qu'elle avait rêvé sous un sycomore ?

Ô belle Ophélie, avant la folie
Qui jeta ton corps en pleine furie
Dans les eaux glacées de ton désespoir,

Avais-tu compris que le monde est vide,
Que l'étoile meurt dans le ciel livide,
Fus-tu fascinée par ce soleil noir ?




Ecrit par Banniange
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