Soudain tu t'aperçois

Soudain tu t’aperçois
Qu’hélas s’enfuit ta vie
Vers la mort déjà là
Qui t’entraîne plus loin,
Voilà que l’existence
Remet ses noirs habits
Devant un vide immense,
Un étrange chemin,
Une ombre étend ses bras
Pour te ravir ton âme
Et ne plus faire cas
De tes vieux souvenirs
Et son gout de malheur
Tout à coup te réclame
Avec sa vraie froideur,
Au moment de partir,
Partir,

Tu repenses soudain aux jours de ton enfance,
À ces jeux innocents, à ces jours insouciants ;
Tu repenses soudain à ce temps qui commence,
Ces bêtises qu’on fait, les cris de tes parents ;
Tu découvres cachée cette histoire lointaine
Et ses croquemitaines
Accompagnés de fées,
Quand passent dans ta tête des choses d’autrefois
Que tu voyais parfois,
Dans tes jours en allés.

Ton cœur et ta raison
Sont déjà en partance,
Tu demandes pardon
Pour tes nombreuses fautes
Aux gens de toutes sortes
Pour tant de manigances
Qu’un vent glacial emporte
Au son des amours mortes ;
Ton souffle se fait court
En perdant sa superbe ;
Au temps des vieux amours,
Quand il te faut mourir,
Dessous des coups acerbes,
Au revoir pour toujours,
À l’instant de partir,
Partir,

Tu, repenses soudain à ces nombreux visages,
Tous ces yeux différents qui t’ont accompagné ;
Tu repenses soudain à ces milliers de pages
Écrites chaque jour, souvent remaniées ;
Demain viendront sans toi des gens d’une autre race
Pour te prendre ta place
En effaçant ton nom
Car le temps est cruel et se moque de tout,
Tournant sa grande roue
Vers un grand puits sans fond,
Sans fond,
Sans fond,
Sans fond.




Ecrit par Lastours
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