Une vie de murène

Quand j'aurai désappris le bleu de méthylène
Du regard pénétrant qui éclairait mes jours,
Quand je supporterai, sans jamais ni toujours,
De vivre dans les fonds, une vie de murène,

Alors je côtoierai ceux qui laissent la scène
Aux requins blancs ou bleus qui ignorent l'amour
En se targuant d'aimer. Et j'irai faire un tour
Dans le grand aquarium pour y noyer ma peine.




Ecrit par Miouz
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