Coupe d’une côte landaise



Sous les assauts répétés
De l’écume et de la mer
La dune multipliée
D’oiseaux et de vent liée
Mélange aux fins des étés
L’étrange et rouge mohair
De sa toison familière

Plus loin des flots c’est le vague
Royaume de l’arbousier
Le sel n’y vient gracier
Que l’ajonc et la bruyère
Et chaque liège s’élague
Raclé par les océans

Puis ce sont de très grand pins
A leurs pieds tout pousse encore
Du fouillis qu’au bord décore
La nature
à l’eau céans
Cédant s’installent les fins
Airs si blonds des frais feuillages

Désormais la sylve immense
Etend sa force vers l’est
La fougère est comme un lest
Tapissant d’anciennes plages


Regagnée à la grande anse
Sur l’immémorial marais
Dense et belle des longs bois
De ce littoral que lèche
L’Océane langue rêche
La plus douce des forêts
Vous murmurera ses voix…




Ecrit par Salus
Tous droits réservés ©
Lespoetes.net