The poor low frechy

THE POOR LOW FRENCHY.

Il avance dans la pénombre cherchant à fuir, il n'a pas l'air brillant, il paraît seulement.
Sa silhouette déambule vers une porte ouverte, ses bras ballants cognent, il se tient la tête.
Cet homme là ne dit rien, n'en attend pas plus, mais sa barbe salie ne s'en garde pas.
Quelque soit son chemin, on le retrouvera, il a sa place dans la vie des rues... Au fond, sous les cartons.

Vagabond d'un temps, au chant du vent, il retrouve ses esprits entre deux faux tapis.
Il a tout dans sa tête, ses idées ses envies ses secrets, tout se lit dans ses yeux, qui parlent pour lui.
Sans trop jamais rien dire, c'est un gars tranquille, il attend le jour quand voilà la nuit.
Quel que soit son chemin, on le reverra, il vit son destin, au soleil... Sans abri.

De sa veste en peau de bête, il n'en restera qu'une, pour ces passants qui eux, lèvent la tête.
Ce compagnon de l'ennui, sa sueur est l'attente, pour des sons métalliques qui lui seront éthyliques.
Il a déjà travaillé, il allait se marier, il avait des projets, il a tout laissé tomber, il veut tout oublier.
Ce soir son âme s'éclairera et, dans le feu des flammes, il verra cette femme ... Qui lui tend les bras.

L'errance est une asphyxie pour les gens comme lui, qui cherche un bon lit.
Il reconnaît les renards, des loups, des brebis, quand lui, ne reste qu'une pie, privée d'elle.
Tout le quartier le connaît, du policier à l'aumônier, mais personne ne sait, vraiment, qui il est.
Ses yeux se sont fermés, il essaye d'oublier, l'alcool l'a assommé... Qui lui sommera de s'éveiller.

D.CHANUT




Ecrit par Chanut
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