Fantome

Je me composais une femme de toutes les femmes ;
Elle avait les cheveux, la taille et le sourire
D’une créature irréelle dont le suave charme
Avait toujours été ; ne saurait pas finir.

Elle avait cette belle candeur exquise
Que l’on rencontre quelquefois par hasard,
Auprès des vierges suspendues au fonds des églises
Et qui vous sourient dans la pénombre du soir.

Au milieu des jardins où j’aime à divaguer ;
Au bruit vaporeux des vagues océanes ;
Partout, je le sais, cette femme rêvée
Me suivra d’un air transparent et diaphane.




Ecrit par Chrishautrhin
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