Du coq à l'âne

Chantant clair à cette heure
Où les âmes matinales
Retrouvent les premières lueurs
Il est de ces bacchanales
De la nature émerveillée
De retrouver par innocence
La rafraîchissante rosée
Qui abreuve d'impatience
Un jeune roquet d'étudiant
Se prenant pour Démosthène
De la pensée pauvre mendiant
Aveugle et triste phalène.
Ah, tes bouleaux éternelle Russie
Et vous poètes de France
Ne faites-vous prophétie
De futures insolences.
Ouvrez les portes de bois
Du chalet des aigles
Et soyez les portes-voix
Face aux serviles règles
Des ânes de la pensée
Et chantez le cordial breuvage
Noyant le braiment poussé
Par des bestiaux sans visage.


L'étudiant c'est après 1968 et en présence de Pierre Seghers.

Ecrit par Saintes
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