D’un coup, le coq


Haut perché sur l’horizon
Il trône.
Son peuple, à ses pattes, picore,
Caquette.
Il surveille ses ouailles,
Hautain,
Sa crête est enluminée,
Flambante,
L’œil vif, piquant, aux aguets,
Scintille.
Un ver en ses doigts taquine
La bête.
Le pauvre fou, le voilà
Gobé
Sans délice et sans goûtaille.
D’un coup !
L’œil alerte reprend sa veille.
Motus.
Sa populace l’agace,
Mais quoi,
Il ne sait faire, que régner
Le coq,
Tant qu’une poule, queue en l’air,
Tranquille,
Ne l’attire en son plumage,
Léger,
Pour prestement y poussiner
D’un coup.




Ecrit par Patrick
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