Larmes de bois

Sur les boursouflures des trognes –sept-
En mille lieux dessinés sur les cimes
De ciels si bleus qu'apparaissait : Transept,
Le paradoxal trait rouge d'un Seth
Fouettant le Tout de rumeurs assassines,

Purpurines, essayaient quelques lèvres
De, bassement, se décoller du fond,
A blablater sur les fleuves en fièvres,
Puis n'être plus que ménopauses mièvres,
S'agitant dans ce que miel et fiel font ;

Par-là, la peau des paréidolies
Drapait les sèves des plus rares bois,
S'enorgueillait de laques si jolies
Qu'œillets brillaient ; les orgues, les folies
Font de ces formes les plus belles fois ;

Sous la fumée étrange –l'intrigante,
Il est des bourgeons qui sont calumets-,
Réfléchissait l'autre écorce élégante,
Hurlait – Suis-moi ! sur la source vagante
Du souffle ultime où tu meurs et, permets-

Moi, l'Inédit, rien, presque une seconde,
Un feu de paille, l'ombre d'un parfum,
De t'inviter sur cet espace qu'onde
Une étincelle allumant, neuve, un monde,
Un temps tronqué sur sa croissance afin

Que de son crane pousse la jeunesse,
Naisse et renaisse encore infiniment,
De la nature, la païenne messe
Offrant à l'homme aucune autre promesse
Que tresses et nattes d'or s'animant.


Si, dans la nuit, voyez briller la lymphe,
C'est une larme qui surgit des yeux
De la dryade au corps souple ; la nymphe
Sent son cœur battre le chagrin qui s'enfle,
De ne pouvoir jamais toucher les cieux.




Ecrit par Lau
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