La douzaine (+1) pour un doux amour

Je sens quand ma vie ne roule plus sur son erre,
Quand la perte d’équilibre me jette à terre
Et quand mon mouvement devient involontaire.

Ainsi je sais sans cesse comment je me sens...
Jusqu’à ce contact sur ma peau où je te sens !

J’aime le goût de tes lèvres, quand tu m’en fais don,
Et quand tes fragrances attisent Cupidon
Tissant par nos regards un bien troublant cordon.

Ainsi me parlent du dehors toutes les choses
Jusqu’à la douce chaleur activant la Rose.

Un seul son de ta voix m’évoque ton émoi.
Tes gestes ou paroles trouvent sens en moi.
Je lis l’ombre claire de tes pensées, parfois…

Ainsi nous nous ressemblons car je sens qu’en toi
Tout à l’image du mien vibre aussi … un Moi.


Un Moi qui n’a pas de genre comme homme ou femme
Un Moi du genre humain semblable à une flamme
Portant un corps, environné de choses, et d’âmes…


Comme rien de ce monde ne peut être moi,
Pas mon corps, aucune chose, ni les gens... ni toi,
Il faut bien des portes pour s’ouvrir au dehors,
Forger des sensations avec lui en accord.

Douze sens suffisent pour en faire tout le tour,
De ton centre à mon centre, sans faire de détour.

Ah mais, j’en oublie un, précieux pour notre amour,
Pour le prendre au sérieux, c’est le sens de l’humour.


Ce poème évoque "les sens", ils sont énumérés jusqu'à "un Moi.". Amusez-vous à les compter, et surtout à voir comment ils s'expriment en vous et comment vos perceptions dépassent largement le cadre étriqué qu'on leur attribue d'ordinaire...


Ecrit par Patrick
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