Eloquente correspondance...

Ô vous qui m’écrivez de plume si légère
Dites-moi plus souvent Ô rhénane bergère
Que mon Pays vous plût quand vous vîntes un jour
Passer en ma maison un tout petit séjour.

Nous sommes bons amis et sans qu’il y paraisse
Cet amical rapport est farci de tendresse.
Les gens qui viennent lire un si riche courrier
Se demandent encor si cela peut varier.

Je ne puis me résoudre à l’instar de vous-même
A cesser cet échange en statut de poème.
Faut-il d’un tel penchant chercher à nous guérir
Surtout lorsque jamais il ne nous fit souffrir.

Sans vous je participe avec sobre tendance
A un jeu collectif prônant la dépendance.
La tâche est difficile et demande sang-froid
Pour garder le bons sens qui permet d’être adroit.

Soyez bonne avec moi sans penser à vengeance
Ni porter du mépris à toute cette engeance.
Le projet en question produit pour jeune enfant
Du rêve en peu de mots par des textes bluffant.

Sachez, sans plus douter, que je vous remercie
De ne point signaler que j’ai mine endurcie,
Que mes ans cumulés sont autant de piliers
Qui décorent ma peau de nombreux escaliers.

Dites donc aux acteurs qu’en l’absence de Muse
Je ne trouve aucun jeu qui sans rente m’amuse.
Vous savez tout cela, mais gardez le secret
Sans besoin de rappel du subtile décret.




Ecrit par Tonindulot
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