Celui qui mit toute sa force dans son voyage

Ne l’accablez pas encore davantage
Celui qui mit toute sa force dans son voyage
Dans le corps à corps des jours et des nuits
Balloté dans le déhanchement de la vie
Il sait bien qu’il n’est qu’une sorte de vent
Soufflant dans un archipel d’os branlant
Qu’au matin il s’étonne de marcher encore
Gardez-vous âmes insensées de lui porter tort
Car si comme lui ce chuchotement vous entendiez
Cette complainte du sang sans cesse réclamé
A quelques entrées près de la fissure du terreau
N’est votre jeunesse en lumineux bouclier
Dans les éboulements d’épaules emportées
Auriez-vous plus de force que ses bourreaux?




Ecrit par Hurlevent
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