Le halo

L'herbe verte gratifie une alcôve au pied de Sainte Victoire,
Ses illusions, Ses moires, l'aube est si douce.
Sur mes toiles secrètes, j'égaille mes tristesses,
Aux lumières des nuées de mes printemps.

Je peins, je crayonne sans peur ni reproche,
Des couchers de soleil sans éclats.
J'aimerais m'éclipser tel un ange aux cheveux clairs.

Comme des étincelles embrunies,
Les étranges sentiments défraichis noircis
Diffusent des senteurs sans raï de jour.
Une tresse d'ennui rythme l'écho du soir.

Ses ombres, miroirs, halo flou des vélins oubliés,
Le gris des lumières, le suprême,
L'éternel;
Pour allouer une esquisse, une courbure
M'inquiétant à me diluer dans le rouge vermillon.




Ecrit par Colline
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