Chasseresse nocturne

Doucement vient le soir, la campagne s’apaise.
Le soleil tout le jour a dardé ses rayons.
Se taisent peu-à-peu passereaux et grillons,
Tandis que l'horizon se colore de braise.

Les habitants du bois se terrent à leur aise,
Les biches au ressui s'en vont coucher leurs faons.
Un léger bruissement s'échappe des buissons,
Un chuintement glacial s'élève du mélèze.

Le géant centenaire abrite dans un creux
De son tronc débonnaire aux branchages noueux
Le repère d'une intrépide chasseresse.

Elle prend son essor et fonce dans la nuit,
S'abat sans un bruit sur l'imprudente souris.
Dans l'aire son poussin, bec large ouvert, se dresse.




Ecrit par Oxalys
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