Le barbon

- Ann, Ann, mon épousée
Ne voies-tu rien venir par la croisée ?

- Un nuage qui coure sur le ciel et la rivière dans son lit
Et un couple de trois canards qui se font la cour.
-Ann, Ann cela ne se peut pas !
- Viens donc voir par toi-même, mon ami

- Ann, Ann, mon épousée
Ne voies-tu rien venir par la croisée ?

- La route qui s’étire loin loin au soleil et encore plus loin
Une auto qui avale tant de kilomètres qu’elle enfle, enfle et grossit
- Ann, Ann cela ne se peut pas !
- Viens donc voir par toi-même, mon ami

- Ann, Ann, mon épousée
Ne voies-tu vraiment rien d’autre venir par la croisée ?

- Un prince charmant sur son puissant destrier
Qui vient pour m’enlever
- Ann, Ann cela ne se peut pas !
- Viens donc voir par toi-même, mon ami

Foin de tes rhumatismes ! Adieu va, vieux barbon
Attrapes-moi si tu le peux par le jupon !




Ecrit par Ann
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