Sic mundus creatus est

Ligne droite infinie du bâbord au tribord
Temps jamais commencé ne finira non plus
Limites infinies et sans aucun débord
Monde jamais créé qui ne finira plus.

Bien avant le big bang était un univers
Univers effondré mais d’où naquit le nôtre
Qui après l’expansion dans un dernier revers
S’effondrera soudain pour en refaire un autre.

Toutes les dimensions du temps et de l’espace
Entrecroisent leurs liens pour ne jamais finir
Sans aucun ressenti sans aucune interface
Inexorablement sans d’autre souvenir.

Dans une immensité toujours recommencée
Nous voguerons sans fin à la merci du vent
De ces cieux étoilés vers notre destinée
Vers un futur passé où les dieux sont absents.

L’homme les a créés toujours à son image
Pour imposer sa loi au travers de la foi
Et en a fait pour nous un puissant personnage
Qui règne sur son peuple et impose sa loi.

Les recombinaisons des atomes crochus
Issus de l’univers vecteur de l’hydrogène
Bien des fois ont mené vers des mondes perdus
L’infime particule au talent anxiogène !

Sic mundus non creatus est


Pierre Schneider, dit Peire Lo Sastre © copyright

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Ecrit par Peirelosastre
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