Dôme, doux dôme

On vous a dit longtemps que vous appartenait
Ce jardin vaste et beau, que c'était votre père
Qui vous y aviez déposé, ô fils bien né,
Veillant qu'en son enclos, vous grandissiez prospère !

Maintenant que l'Eden a recouvert la Terre,
Il n'est de murs besoin pour vous sauvegarder.
Le ciel est le seul toit que soutienne la sphère
Et l'espoir de voler n'en finit de tarder.

Nous pouvons maintenant saccager la maison
Qu'elle est, sans barbelés, devenue la prison.
Voici ce que songeait, grignotant sa carotte,

Le dernier maître de ces lieux qui, par son art,
Avait éliminé le désir du renart.
Sous le fouet de l'ennui, monsire lapin trotte...


©Persona

Ecrit par Jim
Tous droits réservés ©
Lespoetes.net