Océanie

Sous un safran soleil d'été
Dorment des îles enchantées
Où nichent à la queue leu leu
De grands oiseaux fous à pieds bleus.

Éden perdu dans un océan
De roche venue du néant,
Des iguanes et des tortues
Vivent une paix impromptue.

Dans une grotte de calcaire,
Dans un crêt abrupt et précaire,
Une muse illumine un vitrail
De roc, une cluse, un corail.

Elle se déhanche au son d’une musique aborigène
Et moi, je la regarde en cachant ma gêne.
Ses bras s’animent de haut en bas et devant moi
Son corps tourne telle une toupie de bois.
Un collier de fleurs roule à son cou comme une toile de Gauguin
Belle Océanie, à te voir danser ainsi, mon cœur a le béguin.

Des statues droites comme un grand mât
Aux saluts carrés d’un soldat
Écoutent sur un discret gazon,
Les doux secrets de l’horizon.





Tous droits réservés © Claude Lachapelle / Août / 2022


Ecrit par Claudel
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