Fleuve


Un long fleuve d’azur
A déversé son flot limpide
Sur la terre ouvragée par l’aurore


Lorsque les flammes jaillissant des prés
Dévorent d’une caresse ultime
L’âme insouciante du solitaire


Tout semble se figer
L’éternité se tait
Absorbée par l’étoile qui nait


La chevelure des blés
Sous la violente poussée du monde
S’étire à l’infini


Sous le regard immobile du poète
L’onde patiente, et lente et douce
Edifie l’univers.






Ecrit par Bea
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