NASA

Relève au télescope mes émeraudes
Et mon étendue impavide te détrône
Chéri, mon horizon a besoin d’espace
Satellite en repérage protège ta carapace

Navette prend son envol
Atmosphère en boussole
Survole ma haute sphère
Accueille ma stratosphère

L’univers et la NASA sont des amants délicats
Le temps leur est vital pour se former en cristal
Je te donne mon monde lorsque tu m’inondes
J’ai besoin d’un infini et tu atteints la syntonie

Notre petite infinité
Apesante intimité
Spatial épithalame
Apollo 55 s’enflamme

Je suis une étoile et mon autel se forme en toile
Explorateur, ta mission est d’atterrir à ta station
Une fois basé, tu es médusé par toutes ces logorrhées
Souviens toi, nulles chimères dans mon atmosphère

Nacelle et comète
Au delà cohabitent
Sinon quelle éphémère
Ataraxie chromatique !

Mais quel fondement lunaire aurait leur théorème,
Si l’univers et la NASA n’étaient pas nés pour s’appareiller ?
Ma galaxie et ton étoilé scaphandre reposent, en aparté
Et une fois unis, nos baisers vibrent en stardust érogène

Nous deux sommes des amants patients
Aux commandes, tu bâtis ton lancement
Sûr de ta place bonace dans mon espace
Assemblons nos constellations avec audace

Ainsi éloignés puis enveloppés
Je suis l’univers et tu es la NASA
En chronos, kaïros ou en osmose
Je suis l’univers, et tu es la NASA.


L’amant dit à Gidéon :

« Comme ça, on n’y va pas trop vite et ça m’évite de me sentir débordé.
- Parfait, c’est comme si j’étais l’univers et toi la nasa.
- Comment ça ?
- Eh bien, l’univers et la nasa sont des amants, des amoureux qui ont besoin de temps pour se retrouver. »

Échange avec mon amant, qui a inspiré ce poème.


Ecrit par Gideon
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