Le Saule Pleureur

Sous un ciel bleuté d'or à la beauté amère,
Se dresse un saule pleureur, sans âme et sans cœur ;
Le Soleil rayonne, sur les villes austères,
Ses aiguilles dorées parmi les lianes sœurs.

Au bord de la cité, coulent ses larmes vertes,
Des enfants jouent avec, se prenant pour Tarzan ;
L'heure du déjeuner approche, donc, ils rentrent,
Et laisse le saule seul ; au loin, un orage.

L'arbre bénit touche les nuées grisées,
L'Homme, sans aucune pitié, scie son beau tronc,
La société déchue a encore signé

La mort d'un être qui ne pouvait qu'être bon,
Ô Dieu, comment venger la mort de tous ces êtres ?
Et vous, lecteur oisif, quand allez-vous l'admettre ?











Je me rends compte en postant ce poème que la chute a l'air très agressive, j'espère que mes lecteurs pourront comprendre que j'entends créer un effet poétique en créant ce personnage du "lecteur oisif" sans pour autant impliquer le lecteur dans sa ressemblance à ce personnage.


Ecrit par Sebastien
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