Tes yeux

Et voici que mes vers ne sont plus inspirés
L’ont-ils jamais été Car il me faut la nuit
Pour que soit dévoilée et se brise l’ennui
Cette tapisserie d’infinis désirés

Quand le soleil s’éteint alors surgit le ciel
Aux multiples regards qui se pointent vers nous
Le présent se défait l’avenir se dénoue
Et l’homme n’est plus seul face au vaste essentiel

Je ne suis pas Caïn pleurant au fond du trou
Je contemple la nue et son léger froufrou
Qui brille en ton iris comme autant de paillettes

Et je plonge en tes yeux et me noie en leur eau
J’en reviens vers l’enfant vers la source zéro
Avant que dans l’azur ne sois à nouveau miette.




Ecrit par Jim
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