Sonnet

Vous me voyez, madame, en bien triste posture
En vous dédiant hier, mon tout premier sonnet,
Vous voyant le glisser dans l'intime carnet,
Qui ne parle de moi, que comme une imposture,

Je me suis vu défait et donnée en pâture
A ces godelureaux, futiles baronnets,
Qui hantent vos couloirs, jardin et cabinets
En attendant pour eux, la douce investiture

De vos hanches sublimes, tout à la fois, meurtries,
De vos seins juvéniles, par trop souvent pétris,
Eh oui! madame, je sais !... que savez-vous de moi?

Savez-vous qu'a la cour, on me dit Chevalier !
Mais chez moi, l'on murmure, d'Eon est folle à lier !
N'êtes-vous point curieuse?..des saphiques émois


c'est mon premier sonnet

Ecrit par Rerji
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