Fils de la révolution

Fils de la révolution

Au-delà de la terre nouvelle,
Fils de la liberté spirituelle,
Votre patrie est si belle,
Fils d’une révolution cruelle,

(Ici le deuil du temps est vain,
Ici les tyrans meurent enfin.)

Maintes nuits passées, errant sans fin,
Accroupis tel des esclaves divins,
Regardant sous un ciel aux reflets,
D’astre glorieux qu’en vous renais.

Le monde aspire à la révolte,
Désirs cachés au fil du temps,
Le monde aspire à la révolte,
Êtes-vous de ces plaignants?

La marche en vous a débuté,
Tous se veulent affranchis,
La route est longue et embouée,
En brisant vos chaines, l’avez franchis.

Assume Ô peuple aimant et désireux,
Leurs tords et leurs tyranniques péchés,
Car le mal n’engendre que le mal, et,
Ne pourra livrer de souvenirs heureux,

Ange-Roi de la tentation,
Épargne mes frères, et,
La muse qui est inspiration,
Et absout ces enfers déchainés,

Détruisez ce palais enivrant,
D’Antiques lueurs éveillent, inspirant,
Votre roi siège en tout respirant,
L’air qu’il vous vole, violent.

Un temps beaucoup trop pâle,
Âmes flétries courent en riant,
Tel de déments enfants,
D’une folie qui les avale.

Tels les agneaux aux premiers pâturages,
Indécises et troublées telles les feuilles,
De l’automne, dispersées et désunies,
Ne vous perdez pas sous de désirs volages,

Ils ont bâtis les cathédrales de la mort,
Sur les pleurs et cendres de l’humanité,
Mais s’élèveront des ruines et brasiers,
Les fils de la révolution, sans remords.

Ô fondations du mal,
Votre temps s’est écroulé.
Ô fondations du mal,
Le peuple vous a tué.


(Les laboureurs du mal vous auront nourris de fiel et vous auront soumis à bâtir pour eux les fondations d’une triste destinée.)

Patrick Deschamps
7 Avril 2011
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Quelle chance que le Moyen-Orient brise ses chaînes! Nous sommes témoins d'une révolution qui dépasse notre courage!

Ecrit par PatrickDeschamps
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