O mer, veille son image



O mer ! Veille son image

Que la vie est tranquille au grand large
Se disait une brave femme amoureuse
Mon amour navigue servile dans la barge
De mon homme aux sentiments habiles

Seule tâche voilée sur notre belle histoire
Ce départ à la nuit sous la lune pleine
Vers une maîtresse à la douce peau d’ivoire
Qui dans son lit d’us vous aime sereine

D’aucun jour nouveau passé dans l’oubli
De celle qui vous ballote fidèle au grand vent
De corne vous lui clamez en écho vos soucis
De comment, le en quoi la combler souvent

Le plaisir il n’avait que dans coquille noyée
A fond de cœur dans tempête des passions
Où la vague ruisselait comme tenaces pulsions
Quand ses yeux au bastingage vers terre brillaient

Puis s’en vint nuage d’un plus terrible ravage
Là bas Ils se pleurèrent; il ne reviendra plus
Elle l’a gardé en son mystérieux ventre le marin
O Mer ! Veille son image, embryon noir du naufrage
C₣




Ecrit par Tikalo
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