Ma louve, ma femelle

En chaque mère vie une louve,
Un peut sauvage quand elle couve,
Bienveillante et nourricière,
Solide rempart de chair.

J’ai vu ton corps se transformer,
J’ai vu la louve et sa portée,
L’instinct primaire qui se réveil,
Devant l’enfant qui émerveille.

Toi ma louve, ma femelle,
De ton sein, de tes mamelles,
Abreuve et nourrit nos petits,
De l’eau de pluie, du lait de vie.

Bel animal un peut farouche,
Montre les crocs de ta bouche,
Et le regard gorgé de sang,
Quand le danger est menaçant.

Fragile dans la difficulté,
Quand la meute est menacée,
Tu peux sentir la chaleur,
D’un loup qui affronte tes peurs.

Dans la nuit brillent mes yeux,
Remplis de braises, remplis de feu,
Sur toi je veille à pas de loup,
Je rode en cercle comme un fou.

Dans tes larmes j’apparais,
Pour me dresser a tes cotés,
Gardien de ton ventre arrondi,
Mère de mon fils et de ma fille.

Mon regard est le miroir,
Dans lequel chacun peut voir,
Son proche et funeste avenir,
S’il essaye de te nuire.

J’avance la gueule grande ouverte,
Mes crocs plantés seront sa perte,
Libérant toute ma rage,
Ma colère devient sauvage.

Puis je reviens a tes cotés,
Tel un agneau pour ton goûter,
Jolie maman de mes enfants,
Enceinte de mes sentiments.

Toi ma louve, ma femelle,
Toi la mère, femme si belle,
Prés de toi garde ce loup,
Qui loin de toi deviendrait fou.




Ecrit par Utopie
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