Au creux de la nuit


Quand se meurt l'astre d'or en longue déchirure,
Sur un dernier sursaut où s'écoule le vif,
Que peu à peu se noie aux ténèbres l'azur,
L'ombre vient dévoiler l'éclat des sens captifs.

Apaisé de silence à l'oubli des tourments,
Loin des humains détours qui accablent, démettent,
Tes pensées sont portées par de divins serments
Vers la paix d'un baiser que les vagues promettent.

Et rien ne compte plus au refuge choisi
Que le souffle du vent, les étoiles rebelles,
Ces sons que tu perçois libérés eux aussi,
Des entraves du jour soumis aux décibels.

Dans cet instant sacré semblable au premier soir
Où l'homme se leva guidé par la nature
Et fit du cours du temps le fil de son histoire,
Tu gommes tes regrets comme simple rature.

Puis, te laisses bercer au rythme de la terre
En lentes pulsations qui calment les douleurs
Pour unir nos regards d'une même prière.
Là, au creux de la nuit ... j'entends battre ton coeur...






Ecrit par Myosotis
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