Préludes

Ferme les stores, puis les yeux et imagine
Cette femme féline détendue au bord
D'un lit. Dans ce décor, étendue, la courtine
Pour cette Ondine reste son seul mirador.
Imagine encore qu'elle soit nue, devine
Sans vitrine ses charmes invisibles en dehors.
Installe-toi à tribord de cette divine
Très délicat incline-toi face à son corps.
Laisse sur ce support promener tes mimines,
La gauche sur ses tétines roses d'abord,
La droite en réconfort sur sa vulve voisine.
Joue en sourdine sur ce piano, sans ténor,
Préludes voyant éclore une nuit coquine.
Les marteaux taquinent les cordes, son clitor
Hisse au plus fort des notes qui déjà culminent.
Tes mains ne badinent pas avec les accords,
Elles effleurent à bâbord, belle ascension alpine,
Les collines exquises et délicieuses qu'arbore
Sans son justaucorps son harmonieuse poitrine.
Flux d'hémoglobine pour ton plus cher trésor ?
Un chaleureux essor cette montée sanguine.
Cette musique si fine devient alors
Métaphore, Mélodieuse comme le Spleen.
Pas de fausse note canine et carnivore,
Un effort, la rose ressentirait l'épine
Déchirant la sexine de son bouton d'or.
Ces sensations sonores paraissent anodines,
Toujours féminines elles te transportent d'ores
Et déjà aux abords d'un duo qui trottine,
Qui se dessine. Ta belle auditrice adore,
Dès lors, les préludes que tes mains jouent, câlines.




Ecrit par Bredow
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