Aède, mon ami, voici venir l'automne

(dit la Muse au Poète)
Aède, mon ami, voici venir l'automne
N'as-tu donc jamais dit un hymne à sa beauté ?
Quand la senteur du soir lentement abandonne
Les vapeurs encensoirs des parfums de l'été.

Ou fuit, en hirondelle, vers des contrées lointaines,
Ayant confié tes ailes aux caprices du vent,
Pour voler jusqu'au seuil des rives incertaines,
Des rêves dont toi seul connait l'enchantement.

Dans ton rêve éthéré, Elle est ta cicérone :
Ô ! Nature qui vêt ses flamboyants atours,
Comme pour apporter à l'âme qui frissonne
Toute la volupté et le feu de l'amour.

Aède, mon ami, voici venir l'automne
Tu viens de composer une ode à sa beauté.
Dans la senteur du soir lentement tu t'adonne
A mettre en ton Grimoire un péan ciselé.




Ecrit par Sandipoete
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