Céli-bats-Toi

Elle a pas divisé son petit coeur-séjour
Pour le moindre anneau d’or d’un je t’aime pour toujours
Dans son lit y’a toujours qu’une tête sur l’oreiller
Y’a jamais qu’une tasse au déjeuner
Elle dénoue les ficelles de sa vie en solo
Elle est seule à se battre contre son seul tempo
Et quand la solitude la remplit de frissons
Elle dessine un oiseau sur l’horizon

Crie pas, pleure pas
Céli-bats, céli-bats-Toi
Crie pas, pleure pas
Céli-bats-Toi

Elle sourit aux ruisseaux et confesse les vents
Elle parle souvent de leur faire un enfant
Elle retire de l’automne ses plus belles couleurs
Qu’elle étend sur ses rides et ses peurs
Et quand la mélanco se glisse au piano
Elle s’invente un génie, un chevalier nouveau
L’aventure se termine dans les bras de l’aurore
Elle lui jure d’être fidèle encore

Crie pas, pleure pas
Céli-bats, céli-bats-Toi
Crie pas, pleure pas
Céli-bats-Toi

Elle laisse aux pétales des fleurs de liberté
La saveur de ses doigts qui savourent l’été
Et dans tous les regards qu’elle croise en passant
Elle dépose un vol de goélands
Un jour tu la verras doucement s’endormir
C’est que sous d’autres lunes elle est partie cueillir
Ce croissant d’absolu qui cognait sous sa peau
Dis-toi qu’elle s’est envolée plus haut





Ecrit par Just-de-passage
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