Pour te câliner un peu

Je viens de découvrir sur la page bleutée
Qu'au regard une larme a ranimé mon spleen.
Et je viens m'enquérir sur ton jardin sacré
Déposant ma seule arme à ta pensée câline.

La tristesse d'un ange est venue émouvoir
Mon coeur de conquérant ne peut plus que pleurer.
Il n'est plus que louange au pauvre désespoir
Du chagrin affligeant que ton âme a laissé.

Je cherche vainement les mots sur notre lyre
Qui pourront assécher le flot bleu de tes pleurs
Je voudrais vaillamment terrasser ton martyre
Et le voir reculer pour mon plus grand bonheur.

Ah ! Que ne donnerais-je pour entendre ton rire
Résonner au printemps qui tarde tant à naître
Et entendre l'arpège de ta voix en délire
L'appeler de son chant pour le faire apparaître.

Alors j'effacerais de ton front la tristesse
Et mettrais sur tes lèvres un sourire prometteur.
Car je te donnerais en pensées d'allégresse
Des diamants d'orfèvres taillés dans le bonheur.


Écrit pour une poétesse dont j'ai rencontré la plume sur Internet.<br />
Elle venait de perdre sa raison de vivre.<br />
Si elle se reconnaît un jour au hasard de ses errances, je lui fait un baiser d'amitié poétique !


Ecrit par Sandipoete
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