La repasseuse

Le modeste atelier sis au fond de l’impasse
En toutes saisons laisse échapper la vapeur
Que dégage l’étoffe éclatant de blancheur
Sous les coups assenés par le fer qui repasse.

Des senteurs de lavande envahissent l’espace,
La braise du fourneau dégage une chaleur
Qui fait rougir le front et les joues en sueur
De l’accorte ouvrière affairée mais fort lasse.

Dans les baquets de bois attendent des monceaux
De draps blancs tout froissés provenant des trousseaux
A livrer sans faux plis aux bourgeois de la ville.

Du matin jusqu’au soir dans les paniers d’osier
Le linge amidonné sans relâche s’empile.
Pénible gagne-pain que cet ancien métier !




D'aprés un tableau éponyme de Edgar Degas

Ecrit par Oxalys
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