La douleur du départ

Je crois
Que je regretterai
Les demis,
Au bar
"Les Amis".

Je pleurerai
Les amies :
La brunette, Souad,
Irascible et gentille -
Les petites, Dominique et Malika.
La grande
Barbara,
Ombrageuse,
Hystérique.
Les connes.
Et y en a !
Les Brillantes,
Très rares !
Inexistantes,
Sauf Marion...

Les copains,
Du fond du bar,
Seuls, solitaires, solidaires,
Bavards
Et de fer,
Amusants
Quand ils parlaient
Argent...

Le Bar
"Les Amis",
Surtout la nuit.
Oh que oui !
Le journal, bancal,
Qui informe le bourgeois
Et déforme le sans toit.
Sale journal,
Banal à chialer,
Bancal au possible,
Insipide, au final.
Feuilles couvertes
De lettres lacrymales,
Automnales,
Vides et avides :
Nuitamment,
Notamment.

Quand j'partirai,
J'y pense fort à cette nuit dorée,
En cette nuit dénudée,
Dorée, adorée...
Aimée, abhorrée !

Quand j'frai coucou
Aux zoulous,
Armés jusqu'aux dents,
Qui guettent les brigands
Sympathiques, sans papiers,
Qui attendent quelques sous...
Des p'tits cons
Aux billets...

Pauvres fous,
J'suis au bar
"Les Amis",
Pas sérieux !
Comme un loup
Assoiffé,
J'bois mon sixième Picon...

Trente euros,
Dans l'buffet,
J'suis fauché,
J'vais m'casser
Sans payer...

C'est au tour
Du tôlier,
D'enfin,
Pleurer
Un peu.

Moi j' m'en fou
Du caissier,
J'vais m'tirer
Sans casquer...

Cette fois-ci,
C'est la bonne,
Sans remords,
Je m'en vais
Pour toujours
Vers l'amour,
Les toujours
Sans retours,
J'en conviens,
Ca m'va bien.

Mais la mort,
Elle revient.
C'est la fin !
C'est moins bien...


Eros et Thanatos...

Ecrit par Christian111
Tous droits réservés ©
Lespoetes.net