Arx Tarpeia



Arx Tarpeia (je suis tyran)
La lutte
Né Aux Ides de Mars,
Sous des cieux teintés de mal,
Le grand Capitolin m'embrasse,
De son grand visage pâle.

À l'aube de mon triomphe,
Mon regard pourtant en vie,
De peur qu'on veule me découdre,
N’en aura été qu'ensevelis.

Je retourne en campagne,
Contre mes précieux ennemis,
Brandissant la lame,
D'un combat infini.

Du sommet de ma tarpéienne,
Mes rebelles et mes fourbes,
Voulant m'ôter la vie,
Mettront fin à cette tyrannie.

Une fois tombé de ma mort,
Je tranche la veine de noirceur,
Et tiens la nuque des éphores,
Humain; sacrifice de la peur.

Sur l'autel de la frayeur,
Je prie et à genoux implore,
Que Jupiter toute lueur,
Ne ferme les yeux encore.

La curie me vengera, Divisée,
Vils sénateurs menaçant la Gentes,
Échouant l'idéal d'un avisé,
Voteront le châtiment des Nantes,

Le peuple, Toujours si appauvris,
Vu en Dieu l'homme qui s'eût caché,
Sous la plèbe ardente et si en vie,
D’une sueur commune et bien séchée.

Mandaté, l'élu Pontife tourmenté,
Fît entendre son macabre dessein,
Le peuple à son plus bas instinct,
Désire d'engendrer la guerre épuisée.


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Le règne
Mes légions et cohortes marchent,
D’un pas tristement bien certain,
Brillant, résonnant sous les arches,
Présentant la bête d'être humain.

Tyrans effarouchés et meurtris,
D'orgueil toujours si alléchante,
Viendront défier leur perte, leur envie,
Tristesse d'une si lourde comédie.

Marchant, dansant, roulant les tambours,
Qui par ma voix, tremblent et résonnent,
Devant l'ennemi si las, je me fais sourd,
J'éprouverai mes forces jusqu'à l'amour.

Aimer la mort, qui en elle,
Fût crée l'emblème de l'enfer,
Elle a à tort, embrassée le ciel,
Qui chutera des cieux en chair.

Mars, de sa main si cruelle,
Met à genoux les peuples, effrayés.
Augmentant sans cesse sa cruauté,
Régnant en maître spirituel.

Sur les peuples hargneux et déchirés,
Qui sans cesse se contentent d’envier,
L’aspect qu’ils combattent mais aiment,
De leur voisin qu’ils aiment renier,

J’aurai soumis les patries, écrasant,
Avec elle leur culture et leur foi,
Mettant en scène mes stratèges décevant,
J’ai ruiné l’homme, sa fierté et sa loi.

J’ai pillé la ville aux cents tours,
Qui a pu nourrir avidement,
Les ventres de ceux qui mangent,
L’âme et la vie des familles, autour.

Le Triomphe
Je ferai mon propre triomphe,
Imposant ma peine et ma douleur,
Aux foules venus m’acclamer,
Qui charment ma vision, mes couleurs,

La cérémonie sera Parfumée,
D’ivresse et de luxure,
Qu’on dévore et qui un jour,
Nous hante et nous avale.
J’aurai trahis mes êtres aimés,
Ceux que j’aurai mal aimés,
D’attendre que je m’accomplisse,
Je ne demandais qu’à être complice.

Je bâtirai mes navires,
Ceux qui voguent aux vents,
Du désir de plaire et qui chavirent,
Vers le désir de faire durer le temps,

J’aurai sculpté mon palais de gloire,
Celle qui s’agenouille devant moi,
Et qui n’a fait que m’aimer,
Car je sais l’avoir créé,

Regradationis
Je me rappelle qu’à vingt ans,
Elle me donna le désir de partir,
Conquérir l’orient si tentant,
Que je me suis déchiré à fuir,


Elle crût en moi, et me donna,
L’enfant qui nous rappel l’amour,
Mais l’amour de trop en donner,
Nous mène parfois aux Élysées.

J’aurai érigé mes temples,
Ceux qui prient et me conjurent,
La pierre choisie, je les contemple,
Elles seront si lisses, je le jure.

J’aurai conquis le monde,
Déversant sur lui ma lumière,
Il m’aura appris à me fondre,
Et de désirer lui plaire.

Je suis le pouvoir qui enivre,
Et qui continue à vous vivre,
Vous prendre à la gorge,
Vous blesse et qui forge,

Le pouvoir de ne pouvoir agir,
Quand on se fait las d’endurcir,
Et que tout nous porte à fuir,
Et de se scalper le cuir,

Qui nous caractérise et ailleur,
Blesse, comble et meurs,
L’amour qui jadis touchait,
Une âme qui hélas nous voulait.


Il s'agit pour moi d'une première; partager mes textes, mes états d'âmes.<br />
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Bien que je ne suis pas un maître, j'essaie tant bien que mal de percer hehehehhee<br />
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merde


Ecrit par PatrickDeschamps
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