Assis


Assis, au bord de la vie,
Pensant qu’avec elle je vis,
Je m’assois et pense à l’envie,
De vous peindre et d’envies,

Vous chanter mon ennui,
M’enliser et miroitant,
Une lumière tendre, sombrant,
Vers les désirs de ma nuit.

Et tout près de ma simple folie,
Qui douce, évasive et raidie,
Me délaissant, sans jardins ni semis,
M’ouvre les voies d’une nouvelle vie.

Au bord de cet arbre sombre, je m’assis.
Redécouvrant les parfums de cette vie
Qu’on peine à croire et nous embellis.
Qu’on peine à croire d’être soumis.

Mes légions pourprées caressant les nuages,
Soumettant violacées, autour du pâturage,
L’horizon, illuminé et brulante, se fait orangée,
Réchauffant mes cohortes rosées,

La lune se laisse bercer,
Sous les astres voulant venger,
La marche lumineuse, qui délaissée,
Du soleil qui hurle, blessé,

D’être envahis pas cette infâme nuit,
Qui rêve et s’endors si loin du lit,
Qu’est le paysage que tendrement je décris,
Rêvant de boire cette rivière ensevelie.

Me faisait châtier par l’air refroidi,
Par le vent, qui loin des flots me fuient,
Me rend poète et m’alourdis,
De maladroitement aimer, je m’enfuis,
Et dépose les fantasmes dont je jouis,
Au creux des mains de cette douce nuit.




Ecrit par PatrickDeschamps
Tous droits réservés ©
Lespoetes.net