Tous les soupirs du monde

Il arrive toujours
Un moment où la vie
Nous fait fuir les discours
La table desservie
Des nappes en velours
Est autel qui convie

Et nous laisse sans voix
La parole est restreinte
Quand la mort quelquefois
Dans une sombre étreinte
Tait le mot trop courtois
La pensée est astreinte

Pour certains l’encrier
Pour muer le silence
En intime courrier
Intime transcendance
De l’âme cendrier
Qui cherche son essence

Pour d’autres il est vain
D’envisager la vie
Au coeur de son levain
Car la mort les dévie
Trop proche du ravin
Où l’infini convie

Ainsi chacun de nous
A son propre langage
Les regards garde-fous
Cherchent les sous-titrages
Des silences dissous
Vers des mots en partage…




Ecrit par Sylvie
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