Avatãra


Silhouette aux nues
Nimbée du pourpre couchant
Troublante inconnue
Voilée d'un souffle de vent.

Dans le soir humide
De cet été vieillissant
Etrange et limpide
Manteau de pâleur glissant.

Et mon âme vole
Telle une brise légère
Je vois sur le sol
Nos deux ombres passagères.

Seule dans cette rue
Aux pavés luisants de gouttes
Tu as disparue
Gardant avec toi mes doutes.

Je sais que demain
A l'heure où la vie s'endort
J'aurais dans tes mains
Un amour plus beau que l'or.






Histoire vécue un soir dans le 7ème arrondissement de Paris alors que j'allais prendre le métro à la station Ségur.

Ecrit par Maya
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