Les Ponts

Avant de goûter à la quiétude du crépuscule, j'ai regardé le soleil jusqu'à m'en brûler les yeux, il offrait la promesse d'un bonheur à jamais inaccessible et les regrets d'un feu salvateur.

La rivière fut plus douce, traversée par un pont où deux amoureux se chuchotaient leurs vœux et peut-être aussi leurs désillusions. Nul bleu du ciel ne se reflétait dans l'onde troublée, pas plus que la couleur du soleil : les nuages faisaient barrages.

Les ponts se construisent, se détruisent sous la lumière grise. Et les liens se tissent puis se dénouent au-dessus des pierres humides.

Dans la plaine embrumée, un arbre se tient seul, frappé par la foudre au milieu d'un cercle de fées.




Ecrit par Zephyr
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