Tout au tour

Monde rond, boule boulimique.
Gaïa la métallique et la bucolique
Monde rond, bal et baladin emballé
Gaïa la douce amère, la mère aimée.

Les éléments ivres, vieilles forces sourdes aux plaintes
Crayonnent des déserts et des océans aux milles teintes
On s’abîme et s’amuse à retenir dans les mains le vent
Songeant qu’un jour aussi nous serons hors du temps
Nous allons marchant, courant par le cœur
Parlant d’air, crachant des heurts à se faire peur.
Le monde tournoie furieux, on ne va vraiment nulle part,
Se perdre sur Terre ne dure qu’un temps, sur le tard
Après les brumes d’automne on se retrouve au coin d’un feu
Prendre du jaune brillant plein la tête, et puis à qui veut
On voudrait savoir commettre un sentiment vrai chez soi.
La chanson de la vieille revient à l’heure ou il s’endort contre toi.
Remettre toujours à demain, nos petites douleurs assassines
On rêve l’instant comme le petit qui se découvre et le dessine.

Monde rond, boule boulimique.
Gaïa la métallique et la bucolique
Monde rond, bal et baladin emballé
Gaïa la douce amère, la mère aimée.




Ecrit par Onimaru
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