Le chant des villes

Je n’entends plus hélas les vieux chants de ma ville
Ni bise, ni zéphyr comme autrefois n’emportent
Ces bruits d’hier encor familiers en ma ville
Certes ma cité vit mais me paraît bien morte

Je n’entends plus au loin ses matins de rumeurs
Naissant au point du jour dès que les coqs chantaient
Et que les carillons en grand nombre enchantaient
De leurs sons éthérés clamant la bonne humeur

Je n’entends plus vibrer les pavés du chemin
Sous les pas des chevaux halant leur carriole
Les jurons des charretiers, les gouailleries des mariolles
Quand ma ville s’ébroue sans ses cris de gamins

Je n’entends plus depuis que d’incessants ronrons
Ceux de moteurs ronflants de nos ans les fleurons
Je n’entends plus muser que ces sons en ma ville
Mes regrets se font jour les soirs à Charleville

Je n’écouterai plus les vieux chants de ma ville
Ils survivent en mon coeur loin de ma morne ville



Premier prix au concours du site <br />
Les poésies<br />
(Thème du printemps des poètes 2006)


Ecrit par Cepyge X
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