El cóndor pasa

Long plumage déployé en vol
Qui peut le suivre vers ces hauteurs ?
Majestueux rapace à qui j’offre mon obole
Avant tout, un redoutable navigateur

Son habit à collerette blanche
Son corps dans le vent qui s’élève
Il sait et attend pour sa revanche
Son cri strident n’annonce pas la trêve

Daniel Robles lui souffla un air
Une musique de plénitude
Qui le fait paraître extraordinaire
De sa flûte, sortent des notes de béatitude

Frôlant la voute céleste
Vue imprenable, hors du commun
Patience qui se manifeste
dans des cercles opportuns

Daniel Robles comprit cette sublimité
Survolant les Andes péruviennes
Son œil est à la recherche d’opportunité
Une réalité devenue sienne

Ce citoyen du ciel
s’est approprié le vent
tel un chant existentiel
Uni aux courants ascendants

Il a maîtrisé l’intangible
Il sait jouer avec l’invisible
Une présence inaccessible
Une glissade indescriptible

Grand oiseau emblématique
Partie prenante de la mythologie
Ses rondades quasi-mystiques
Les Incas en ont fait l’apologie

Vole magnifique oiseau !
Dans mes rêves
comme au-dessus de l’eau
avant que le jour s’achève


En hommage à Daniel Robles, péruvien qui en 1913, composa cette jolie pièce instrumentale

Ecrit par Lolo
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