Les jardins ouvriers

Je me souviens de ces jardins
Dissimulés aux pieds des villes,
Où s’amusaient tous les bambins
De nos vieux quartiers en périls.

Je me souviens du grand bonheur
De râteler un peu de terre,
De choyer la plus belle fleur,
Devant la joie de mon grand-père.

Le temps a recouvert d’un voile
Ma vie et ces pauvres lopins,
Le progrès a tissé sa toile
De grands ensembles inhumains.

Ils sont partis tous ses jardins,
Chassés par la fureur des villes,
Ils sont enfouis dans mes recoins
De souvenirs doux et fragiles.


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Ecrit par Aros
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