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(Sonnets bizarres et faux quatrains)

Je cherche un agent littéraire
Dont les goûts iraient vers les miens
- Quels sont-ils ? plutôt verlainiens !
Et la verve d’Apollinaire…

Nul ne songe en noter les liens,
De ce verbe à l’air débonnaire
Qui, bonheur, dérive sur l’erre
D’un génie aux fastes anciens.

Toi qui sais le contact utile,
Et défendre le vers fameux
Devant l’éditeur imbécile,

Faire accroire qu’il n’est pas mieux,
Puis, qu’impréhensible, j’émeus,
- Plus : que ma lecture dessille !

Si tu sais grâce aux bas résille
Dont ma muse, une fois sur deux,
Couvre un galbe svelte ou hideux,
Selon qu’il se veuille aile - ou l’île

Déserte, un sanctuaire aux dieux,
Apprécier l’art dit ''fissile''
D’une rime, en tout indocile,
De glissements fort insidieux,

Tu pourrais nos fortunes faire :
Partageons ! puisque l’agent gère
Pour moitié (soyons pas des chiens),

Lui seront reversés des gains
Fabuleux ! Faisons une paire
D’amis ! - qu’en dis-tu sœur
- ou frère ?



Avertissement :

Sans le moindre kopeck
Je n’ai que mon rebec,
Pour offrir en balance,
Tel que Brennus, sa lance
- Ou son épée ;
à plus ?
Salus !




Ecrit par Salus
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