Petit Homme

Tu es la victime d’un injuste remaniement
Tu penses avoir perdu ton beau métier, ta vie,
Mais tes mains calleuses ont de l’entraînement,
Tu cours petit homme, mais elles…n’ont plus envie.

Pour atteindre les limites des désirs perdus,
Incertitudes de cette nostalgique vie divinisée
Dans une escapade chimérique éperdue,
Tu cours petit Homme, pour te crédibiliser.

Tu vis de tes illusions, tes dévouements merveilleux
Folles chevauchées, irréelles, de bonheurs utopiques
Parcours sans fin, lassants, amers et périlleux
Tu cours petit Homme, énumérations atypiques.

Affligeante appréhension d’égarer ton âme
Dans ce dédale d’obligations mal ordonnées,
Peines perdues sur les flots tumultueux des larmes
Tu cours petit Homme, effroyable randonnée.

Reprends vite ton orgueil, échange ton aventure,
Aux sources pures de l’espoir abreuves tes envies.
Oriente ton regard vers une autre culture
Tu cours petit Homme, bats toi reprends ta vie.

Tu devrais reconquérir le désir de mieux être
Malgré tes douleurs et déchirements douloureux.
Ne reste pas prisonnier de ta conscience piètre,
Tu cours petit Homme, sois un homme heureux.

Trop tard maintenant, tu es là, enfin parvenu,
Libéré de tes craintes et des tourments angoissés,
Il te faut t’arrêter à présent, ta fin est survenue
Ne cours plus petit Homme, tu es enfin arrivé.

Aux termes de ce dur voyage, tu émergeras
Comme un Dieu, auréolé de sa belle sagesse
L’Amour de ta famille infiniment tu béniras
Car tu es toi petit Homme, présent…avec largesse.

Daniel Lefebvre
(05.10.2014)


Les froidures de la vie

Ecrit par Lefebvre
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