Les catacombes de la mémoire

En fixant l’infini pour y trouver certainement l’invisible
Je ne sais pas ou que dis-je ? Je ne sais plus, que fais-je ?
Sauvegardant au mieux le minimum d’hier, je protège
Mais quoi ? Que sais-je, aucuns souvenirs c’est illisible

Ma mémoire a choisie de faillir, est-ce donc un sacrilège
Mais parfois le fait de ne savoir, peut rendre susceptible
Alors on rassemble les pièces manquantes, mais le piège
Le sens ni ai plus, ordre, et méthode seront suggestibles

Et l’espoir en un vide béant, pour ne croire aux privilèges
Passer de plus en plus vers l’oubli, en tous actes risibles
Mais dans ma tête, les notes sautillent en un beau solfège
Pleurer au lieu de rire, dire oui pour un non trop tangible

Je vois les bouchons, mais les noms n’ont plus de liège
La souplesse d’esprit m’abandonne, et des plus réductible
Je deviens un inconnu pour moi-même, sans nul florilège
Maintenant je le regarde dans le miroir aux airs paisibles

Qui es-tu, toi dans se verre dont l’image se désagrège
Ne me reconnaissant, je reste fier et très inflexible
Un clin d’œil et plus rien, et pourtant tourne le manège
Mon corps ne peut car l’état de mon esprit est irréversible

« Je ne pouvais plus penser que je savais, car ma mémoire n’est plus qu’un vaste désert »




Ecrit par Brouilleur59
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