Underground






La perle acide des citrons,

Des doux enfers d‘Orphée aux bleus enfers de Dante,

Vit à l’intérieur fée.

Suintante aux fonds où nous errons,

Labile et fluide, elle est une force passante,

Magie aiguë, et lait ;



Vu du passé, notre présent :

Il est tard, pour les dieux, qu’on leur pardonne !

De n’être assez curieux

Nous fit un grand ciel oppressant,

Comme ce glas de gongs et de cloches qui sonne,

Au long de sons oblongs ;



Cette grotte où l’esprit se perd,

Ce méandre aberrant d’hémorragie âgée,

Cet abracadabrant

Antre, univers redécouvert

Gardé de taches et d’hivers, lune enragée

Qu’un démon chat faisait



Jadis - et toujours - luire folle,

Molle chose éclatée, enfouie aux tréfonds

De ce diaphragme athée,

Ces louvoiements de farandole

En ce fumet musqué, ces vertiges abscons

D’un regard démasqué,



Ce scialet fou, le seul aven,

D’un boyau gigantesque ouvert sur l’infini

Du peut-être et du presque,

Nibelungen et Beethoven,

Symphonie en tension, cet embrouillamini,



C’est l’imagination !









Ecrit par Salus
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