Ephémère



Le vent vient de la mer

gifle la grève pâle

et jette les mouettes

à l'assaut de leurs faims



Toutes gonflés d'importance

les vagues roulent

perplexes

coquillages et tessons

sculptures en devenir

couvrant d'un voile changeant

l'essence de la vie



Une solitude propice

s'inscrit dans mes épaules



Déjà

dans le sable tendre

l'absence de mes traces

nie mon existence

Ecrit par Varech
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